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Sécurité alimentaire

Mise en œuvre du PACBAO-2 : l’ARAA renforce les capacités opérationnelles des partenaires de mise en œuvre et de l’équipe régionale de coordination

Le Programme d’Appui à la Commercialisation du Bétail en Afrique de l’Ouest, phase 2 (PACBAO-2), a franchi ce mardi une étape déterminante avec le démarrage de sa première grande activité post-lancement : un atelier de renforcement des capacités organisé par l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA) de la CEDEAO. Pendant trois jours, les partenaires de mise en œuvre et l’équipe.   

Cette rencontre intervient quelques mois après l’atelier de lancement technique tenu à Accra en septembre 2025. Elle marque la transition entre le cadre stratégique partagé à l’échelle régionale et la mise en œuvre concrète des interventions dans les 17 pays concernés. Le PACBAO-2, qui s’étend sur la période 2024–2028, s’inscrit dans la continuité des actions engagées lors de la première phase entre 2018 et 2023, et vise à intensifier le commerce intrarégional du bétail et de la viande, un secteur clé pour la sécurité alimentaire et les moyens d’existence de millions de familles en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

En ouvrant les travaux, Francis Dabiré, représentant du Directeur exécutif par intérim de l’ARAA, a salué la présence des participants et insisté sur le caractère stratégique de cette activité. Il a rappelé que les organisations partenaires – PRA-Marchés/CILSS, COFENABVI-AO, CAEASA et AOCTAH – ont été identifiées dès la formulation du programme pour leur rôle prépondérant dans la structuration des chaînes de valeur régionales. « Plus que des partenaires, vous êtes nos collègues. La vision de l’ARAA est claire : réussir ensemble la mise en œuvre de cette phase 2. Notre succès sera collectif, tout comme notre responsabilité », a-t-il affirmé dans une ambiance conviviale et participative.

Byll Orou Kperou Gado, assistant chargé de projet sur PACBAO2, a ensuite mis l’accent sur l’objectif principal de l’atelier : garantir que toutes les parties disposent du même niveau d’information et maîtrisent les procédures administratives, financières, comptables et techniques qui encadreront l’exécution de leurs activités. Selon lui, cette compréhension partagée est indispensable pour assurer une gestion rigoureuse et transparente des ressources mises à disposition par la Coopération suisse, principal bailleur du programme. Il a souligné que l’atelier jouera aussi un rôle d’immersion pour les nouveaux membres de l’Unité Régionale de Coordination du Programme (URCP), récemment recrutés pour accompagner la mise en œuvre opérationnelle.

Le coordonnateur du PACBAO-2, Fousseni Ouattara, a pour sa part mis en exergue l’importance de l’esprit d’équipe. Dans son intervention, il a encouragé les participants à interagir, à partager leurs expériences et à renforcer la cohésion entre les différentes institutions impliquées. « Le travail en équipe n’est pas un slogan, c’est une condition essentielle pour atteindre des résultats durables. Si nous parvenons à travailler ensemble, de manière transparente et constructive, les impacts du programme pourront même dépasser son cadre initial et nous amener vers de nouveaux chantiers », a-t-il déclaré.

Les échanges de ces trois jours porteront sur une large gamme de thématiques, allant des procédures administratives et financières de la CEDEAO aux modalités de rapportage et de justification des dépenses, en passant par les procédures de passation des marchés, les outils de suivi-évaluation (notamment le système MESECOPS) et les exigences en matière de communication, de visibilité et de capitalisation. L’un des points clés de l’agenda sera consacré à la planification opérationnelle du Plan de Travail et de Budget Annuel (PTBA) 2026.

    

Au-delà de son contenu technique, l’atelier d’Agbodrafo représente un moment structurant pour la dynamique institutionnelle du programme. Il permet de consolider la relation de confiance entre l’ARAA et les quatre partenaires opérationnels, de clarifier les rôles et responsabilités de chacun et de s’assurer que tous s’approprient les outils de gouvernance qui garantiront la redevabilité vis-à-vis de la Coopération Suisse, des bénéficiaires et de l’ensemble des parties prenantes.

Les travaux se poursuivront jusqu’au 11 décembre, avec pour objectif final de produire une matrice de planification opérationnelle commune pour 2026. Cette matrice constituera le premier jalon concret de la mise en œuvre du PACBAO-2 et ouvrira la voie à la réalisation des activités dans les différents pays ciblés.