Lutte contre les mouches des fruits : la Cedeao amplifie son investissement à travers le Syrimao
Vendredi, 18 décembre, 2020 - 16:45

Au regard des résultats positifs enregistrés par le Projet de soutien au plan régional de lutte et de contrôle des mouches des fruits (PLMF) sur la filière mangue en Afrique de l’Ouest, l’UE et l’AFD décident de soutenir une nouvelle phase du projet permettant de consolider et pérenniser les acquis du PLMF.

Entre 2014 et 2019, le PLMF avec le soutien financier de l’Union européenne (UE) et de l’Agence Française de Développement (AFD) a permis de mettre en place un système de surveillance et de lutte contre les mouches des fruits qui couvre 11 des 15 des États membres. de la CEDEAO. Il a également permis d’encadrer les laboratoires nationaux de recherche et de renforcer le Centre national de spécialisation fruits et légumes de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. En termes d’impacts, le PLMF a permis la réduction de 57% des interceptions des mangues aux frontières de l’Europe et l’augmentation de 40% des exportations de mangues de l’espace CEDEAO vers l’Europe en 2019.

Afin de consolider, amplifier et pérenniser les acquis, la Commission de la CEDEAO a lancé en août dernier, une deuxième phase du projet, le « Système régional innovant de contrôle des mouches des fruits en Afrique de l’Ouest » (Syrimao). Financé par l’UE et l’AFD à hauteur de 13,9 millions d’euros pour une durée de 4 ans, il est attendu de sa mise en œuvre (i) la consolidation et la diffusion à grande échelle des résultats de la recherche, (ii) l’extension des activités de surveillance et de lutte à l’ensemble des 15 États membres de la CEDEAO et (iii) la prise en charge du dispositif opérationnel au double plan régional et national.

Avec l’expérience acquise au cours de la mise en œuvre du PLMF, la Commission de la CEDEAO espère, d’ici à la fin du SYRIMAO en 2024, contrôler effectivement les populations des mouches de fruits dans la région. Ce contrôle vise une meilleure protection des productions fruitières, un accroissement des revenus des producteurs ouest-africains et une augmentation des parts de marchés des exportations de mangues ouest-africaines.