Gestion des pesticides, lutte contre les ravageurs des plantes et normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) en Afrique de l’Ouest
Vendredi, 26 mars, 2021 - 15:45

Face à la montée des ravageurs et des ennemis des cultures dans la région, la Commission de la CEDEAO et ses partenaires font bloc ensemble dans l’organisation de la riposte. Dans cette perspective, la Commission a adopté par exemple en 2008, le Règlement portant harmonisation des règles régissant l’homologation des pesticides en Afrique de l’Ouest suivi de la mise en place du Comité ouest africain d’homologation des pesticides qui travaille en tandem avec le Comité sahélien des pesticides. A ceci, s’ajoutent d’autres cadres règlementaires telle que l’adoption en 2010 du Règlement portant harmonisation des règles régissant la santé des plantes, la santé animale et la sécurité sanitaire des aliments en Afrique de l’Ouest.

Des efforts sont également en cours pour aboutir à une harmonisation des normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) en Afrique de l’Ouest qui prennent en compte les pratiques et standards au niveau continental et international. Ces efforts impliquent une participation accrue des Etats membres et celle de la Commission de la CEDEAO dans le processus d’élaboration des normes SPS au double niveau régional et international pour des partages d’expériences.

Le leadership des Commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA, avec la collaboration des différents partenaires techniques et financiers, devra par ailleurs s’affirmer davantage pour faciliter la coordination des différentes intitiatives, entre autres, de développement, de recherche, et de vulgarisation en cours ou à venir dans la région.

En effet, sans une réaction rapide et concertée, cette menace pourrait affecter sévèrement les cultures et les pâturages, accroitre la dépendance alimentaire et augmenter la vulnérabilité des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

C’est pourquoi les efforts entrepris par la plupart des pays, la recherche, la formation et l’appui aux producteurs, le partage des bonnes pratiques, la mutualisation des résultats de la recherche, la redynamisation du dispositif régional de veille, l’anticipation, l’alerte précoce, la capacitation des Etats membres, l’implication et le renforcement de la collaboration avec le secteur privé, entre autres, constituent des domaines importants de coopération à promouvoir. La région devra également s’assurer que tous les produits de lutte sont homologués et de bonne qualité.