Garantir une transhumance transfrontalière apaisée
Mardi, 9 juin, 2020 - 16:45

En attendant la finalisation d’une stratégie pour une transformation maitrisée des systèmes d’élevage mobiles, la région devra faire face aux conséquences de la pandémie du coronavirus telles que la réduction de la mobilité des animaux, l’insuffsance d’approvisionnement des marchés urbains en produits animaux et le début de flambée des prix des produits, notamment la viande rouge.

 Face aux conflits de plus en plus récurrents et meurtriers entre agriculteurs et éleveurs, la Cedeao a bâti sa politique d’intervention autour de trois axes : (i) faire respecter les clauses du cadre règlementaire communautaire, (ii) promouvoir le dialogue entre acteurs,et (iii) appuyer la réalisation d’infrastructures d’hydrauliques pastorales, marchandes et de santé animale.

 Pour le premier axe, la Cedeao s’emploie à faire respecter les instruments légaux visant l’encadrement de la transhumance transfrontalière. Il s’agit notamment de la mise en place et la dynamisation des comités locaux et nationaux de transhumance et la sensibilisation des acteurs sur la nécessité de respecter les textes règlementaires. 

En ce qui concerne le deuxième axe, les efforts portent sur les trois niveaux suivants : (i) local à travers des inter-collectivités et comités locaux, (ii) national par le biais des comités nationaux de transhumance et (ii) régional au moyen de la Conférence de haut niveau pour une transhumance apaisée. 

Le troisième axe porte sur la réalisation d’infrastructures d’hydrauliques pastorales, marchandes et de santé animale.

Ce dispositif triangulaire a permis d’obtenir des résultats encourageants, notamment la réduction des flux d’animaux en transhumance transfrontalière et la diminution sensible de pertes en vies humaines engendrées par les conflits.

Afin de consolider ces acquis, la Cedeao envisage, à court terme, de : (i) lancer une réflexion prospective sur le devenir des systèmes d’élevage mobiles dans la perspective de la formulation d’une stratégie régionale pour une transformation maitrisée du sous-secteur élevage, (ii) encourager et accompagner la conclusion d’accords bilatéraux entre les Etats pour une meilleure gestion de la transhumance transfrontalière, (iii) promouvoir la production des cultures fourragères tant dans les pays de départ que dans les pays d’accueil des troupeaux.