Alliance Mondiale contre les Changements Climatiques Plus(AMCC+ ou GCCA+)

Duration: 
Thursday, 28 December, 2017 to Tuesday, 27 December, 2022
Background: 

Le programme GCCA et GCCA+

L'Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC ou GCCA) a été lancée en 2007 par la Commission européenne en vue de renforcer le dialogue et la coopération dans le domaine de la lutte contre le changement climatique entre l'Union européenne (UE) et les pays en développement les plus vulnérables, tout particulièrement les pays les moins avancés (PMA) et les petits États insulaires en développement (PEID), qui sont les plus durement touchés par les effets négatifs du changement climatique alors qu'ils ont le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre.

En 2014, une nouvelle phase du GCCA, l'initiative phare GCCA+, a commencé dans le contexte du nouveau Cadre financier pluriannuel 2014-2020 de la Commission européenne.

L’initiative Alliance Mondiale pour le Changement Climatique Plus (AMCC+ ou GCCA+), a été officiellement lancée en Novembre 2015. Cette initiative prend en compte l’évolution des enjeux de développement à venir, et redéfini les priorités, la structure de la gouvernance et le soutien opérationnel proposé afin de mieux intégrer et faire face aux changements climatiques observés et futurs et pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable définis par les Nations Unies, ainsi qu’au service de l’avancement des résultats de la COP21 de Paris de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC ou UNFCC).

L’initiative GCCA+ continue de soutenir les pays à travers deux piliers qui se renforcent mutuellement: le dialogue politique et technique et le soutien financier à la mise en place de politiques nationales d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, avec une insistance plus forte sur le caractère contraignant de la gestion des connaissances et des communications sur le climat.

Programme Intra-ACP en Afrique de l’Ouest

Le groupe ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) comprend 79 pays d’Afrique subsaharienne (48 pays), des Caraïbes (16 pays) et du Pacifique (15 pays). Parmi ces pays, 40 font partie des « Pays les Moins Avancés » (PMA), et 37 sont classifié en tant que Petit Etat Insulaire en Développement (Small Island Developing States ou SIDS). Ces pays sont considérés comme les plus vulnérables aux impacts du changement climatique en raison des nombreuses pressions s’exerçant sur eux, de par leur faible capacité d’adaptation ainsi que leur condition géographique et climatique intrinsèque, comme cela a été démontré dans l’index de vulnérabilité INFORM 2016. Les pressions existantes comprennent la pauvreté, les conflits et l’instabilité politique, l’accroissement démographique et la dégradation des écosystèmes. La variabilité et le changement du climat, selon les prédictions, vont fortement compromettre la santé humaine, les services écosystémiques et la production agricole, menaçant ainsi l’accès à l’alimentation des populations.

Cette vulnérabilité spécifique fut reconnue lors de la Conférence des Parties de Paris (COP21) en décembre 2015, lorsque les gouvernements se sont accordés pour renforcer la capacité des sociétés à intégrer et faire face aux impacts du changement climatique. Entre autres choses, les gouvernements ont décidé d’offrir un soutien continu et renforcé au niveau international pour soutenir l’adaptation des pays en développement et ont reconnu le besoin de coopérer et d’améliorer la compréhension, les actions et les soutiens existant sur divers thématiques tels que les systèmes d’alerte précoces, la préparation aux urgences et l’assurance des risques.

Les programmes soutenus par l’AMCC sur le continent africain sont mis en œuvre par une série d’organisations existantes, qui poursuivent des objectifs de développement communs pour leurs pays membres. En Afrique de l’Ouest, les organisations partenaires sont la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et le CILSS (Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel).

Les priorités pour le GCCA+ sont les suivantes :

  1. Renforcer la capacité scientifique et technique de la sous-région pour réduire la vulnérabilité au changement climatique
  2. Promouvoir l'intégration des aspects du changement climatique dans les politiques, stratégies, programmes et projets de développement aux niveaux sous régional et national
  3. Soutenir le développement et la mise en œuvre de programmes et de projets sous régionaux et nationaux sur l'adaptation au changement climatique
Objectives: 

L’objectif général de l’action est de Contribuer à l’accroissement de la résilience des pays et populations de la CEDEAO face aux défis des changements climatiques et à l’atteinte des objectifs de développement durable de l'ONU, en particulier son objectif 13 « Prendre des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique et ses impacts » afin de réduire la pauvreté et promouvoir le développement durable

L’objectif spécifique est d’Apporter de meilleures réponses régionales et nationales en matière d'adaptation et d'atténuation face aux défis des changements climatiques rencontrés par les pays de la CEDEAO aux plans opérationnels, institutionnels et financiers.

Implementation Strategy: 
  • Renforcement des capacités en négociation et en formulation stratégique pour la mise en œuvre de l'accord de Paris ;
  • Mise en œuvre et suivi projets pilotes terrain ;
  • Partage d'informations climatiques ;
  • Recherche et formation ;
  • Accompagnement à l’accès aux financements Recherche et formation ;
  • Accompagnement à l’accès aux financements
Expected Results: 

RA1 : La CEDEAO et ses organismes spécialisés développent des capacités opérationnelles et institutionnelles répondant aux besoins des pays membres (+ Tchad et Mauritanie) dans les domaines de concentration de l'AMCC+, dans les négociations sur le climat et dans la mise en œuvre de l'Accord de Paris sur le Climat.

RA2. Les stratégies et priorités régionales (CEDEAO) et nationales (pays membres +2) en matière de changement climatique servant les domaines de concentration de l'AMCC+ pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris sur le Climat dans les pays membres sont renforcés et leur mise en œuvre est soutenue

RA3. Des projets-pilotes d'adaptation, incluant les solutions basées sur une approche écosystémique, déjà testés et mis en œuvre dans les pays de la CEDEAO et servent de références pour la réplication future sont démultipliés (extension ou réplication).

RA4. Les organisations régionales et les pays membres de la CEDEAO intensifient le dialogue stratégique, renforcent leurs capacités de négociation, partagent des informations et des compétences, les résultats et les connaissances sur l'action climatique

RA5. Les capacités des instituts techniques, universités et centres régionaux à fournir des services de formation, recherche et accompagnement de l’innovation dans les secteurs liés à l'adaptation et à l'atténuation du changement climatique sont renforcés (formation des équipes, équipement).

RA6. Dans la perspective de futurs soutiens par la finance et les investissements climatiques, des démarches innovantes associant le public et le privé en faveur de la résilience climatique et économique sont préparés et testés.

Other Relevant Information: 
  • Un diagnostic réalisé sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris dans la région, les obstacles rencontrés par les pays membres (+ Tchad et Mauritanie) et leur besoin en renforcement de capacités ;
  • Les orientations stratégiques du projet sont définies en lien avec le mandat des institutions régionales et des pistes d’activités répondant aux besoins et leviers identifiés dans le diagnostic (cadre logique révisé) ;
  • La signature de la convention avec la CEDEAO a été actée le 12 février 2019 ;
  • La signature de la convention avec le CILSS a été actée le 12 mars 2019 ;
  • Mise en place de l’Unité de Coordination du projet(UCP) : Des recrutements aux postes de l’UCP ont été réalisés avec des prises de services actées au courant du premier trimestre et début deuxième trimestre 2019, en supplément aux experts (Responsable Administratif et Financier, et Assistante Technique) ayant déjà pris service en fin 2018 : Responsable Suivi-évaluation, Assistant Technique Finance-Climat (basé à Abuja). L’UCP sera renforcée avec deux postes avant la fin de l’année 2019 : Chargé de projets pilotes et chargé de communication.
  • Rapport annuel d’activités relatif à 2018, PTBA pour l’exercice 2019 (inclus un PPM) et note de cadrage appel à projets validée lors de la première réunion du Comité de Pilotage(CoPil) tenue le 25 mars 2019.
  • Les conclusions de l’étude diagnostique ont été disséminées à l’atelier régional de capitalisation de la mise en œuvre des CDNs-contributions déterminées au niveau national dans le cadre de l’accord de Paris, tenu du 29 au 31 janvier 2019 à Bamako pour orienter sur les actions futures nécessaires à la mise en œuvre des CDN. Une publication large échelle du rapport est faite en marge de la Journée Mondiale de l’Environnement(JME) le 5 juin.
  • Une contractualisation de l’Assistance Technique perlée pour réaliser essentiellement les activités du RA1 et RA2, est actée le 29 avril 2019 : 4 postes font l’objet du premier marché subséquent : i) Poste1 : Elaboration des lignes directrices de l’appel à projets, ii)Poste2 : Elaboration d’une stratégie communication pour le projet et pour l’action climatique de la CEDEAO, iii)Poste3 : Programmation des activités des RA1 et RA2, iv) Poste 4 : Baseline du projet
Financial Partners: 
European Union
Technical Partners: 
CILSS

Member Countries: